test Minelab Equinox 800

L’EQUINOX 800

Le voilà enfin ! Le fameux Equinox de Minelab. Probablement, l’appareil le plus attendu par les détectoristes depuis cette dernière décennie. L’Equinox est-il si génial et performant que cela pour susciter un tel engouement ? Maintenant que je l’ai entre les mains, je compte bien l’ausculter sous tous les angles.

Le contexte :

Côté pub, Minelab avait mis le paquet : Une arrivée fracassante à Burford en Angleterre lors du Detectival en septembre 2017.

Rappelez-vous : Un parachutiste avec une voile aux couleurs de la marque Minelab, largué depuis les airs par un petit avion et atterrissant avec un Equinox à la main. Une arrivée fracassante ! Minelab n’avait pas lésiné pour en mettre plein les yeux durant ce week-end-là : Autocollant, T-shirts, conférences, démonstrations sur site et j’en passe.

La sortie officielle de l’Equinox en France était prévue pour décembre 2017. De nombreuses boutiques se sont lancées alors aveuglement dans une opération « Précommande » ! Des centaines de détectoristes ont réservés ainsi « LEUR » Equinox. Pour noël, nombreux sont ceux qui espéraient déballer leur Equinox au pied du sapin. Pas de bol, le père noël Minelab était en retard. Probablement dû au décalage horaire…

A partir de ce moment-là, les ennuis ont commencés… Des précommandes (payantes dans un premier temps et non remboursable par la suite) à tour de bras, une liste de boutique françaises « revendeur officiel » ridicule, des dates de livraison méconnues et sans cesse repoussées. Vous arrivez alors au gros « COUAC » que tout le monde a suivi sur internet et les réseaux sociaux. Une guerre à boulets rouges entre boutiques, des clients insatisfaits et exacerbés par les délais d’attente et n’hésitant pas à demander le remboursement de leur acompte. Un sentiment d’arnaque et un mécontentement unanime. Il faudra attendre début mars 2018 pour que l’Equinox pointe timidement le bout de son nez sur le marché français. Les premiers clients sont ainsi livrés au compte-goutte. Voilà en résumé les premiers mois de l’Equinox en France. Peu reluisant pour Minelab.

Voilà pour le contexte. Laissons de côté ces débuts chaotiques et tachons d’être objectif pour la suite.

L’appareil est bien logé dans son carton d’origine. Des emplacements cartonnés solides et inébranlables. Je peux monter mon Equinox comme un jouet en kit. Une canne en trois éléments : Un bas de canne télescopique en fibre de carbone à réglage par vis de serrage, un milieu et haut de canne télescopiques en ferraille classique, réglable par trous pré-percés et vis de serrage. On a vu beaucoup mieux de ce côté là… Le repose-bras ajustable est à monter soi-même avec la visserie fournie. La poignée suffisamment large et robuste ne fait qu’un avec la plateforme fixée dessus.

Le disque filaire de 28 cm de diamètre et quatre-cent-cinquante grammes (450g) parait solide mais un peu disproportionné par rapport au reste de l’appareil. Disque fixé à la canne en son centre et connecté à la plateforme, grâce une fiche mâle à vissage manuel, par le traditionnel fil enroulé autour de celle-ci. Un classique. La plateforme est digne d’une tablette avec son grand écran monochrome digital, ses huit boutons en façade et ses quatre boutons latéraux (2 de chaque côté).

Au dos se trouve la connectique du disque, le haut-parleur, le connecteur magnétique de charge et une prise jack 3.5mm équipée d’un capuchon anti-poussière. L’utilisation d’un casque filaire avec prise jack 6.35mm est possible avec un adaptateur. L’emplacement de charge n’est quand à lui nullement protégé ! Etonnant pour un appareil étanche jusqu’à trois mètres ?!

Dans le carton se trouve également un casque sans fil (ML 80) logé dans son boitier. Boitier solide et de grande taille pour y ranger le casque après utilisation. Léger, réglable, inclinable et travaillant en Bluetooth, le casque Minelab est particulièrement bien réussi. Sa conception lui permet de s’adapter à tous les utilisateurs. Trois petits boutons permettent l’allumage et le réglage du volume sonore. Trois petites LED vous donne un aperçu rapide de l’état du casque (connecté, en charge…). LED trop discrètes à mon goût. Les prises USB et Jack ne sont pas protégés et laissées à l’air libre… Attention à la terre et autres éléments pouvant venir s’y loger.

Un module sans fil « WM 08 » est fourni avec le pack de l’Equinox. Celui-ci permet d’utiliser n’importe quel casque audio filaire ou sans fil en un couplage rapide. Pas de grand soin apporté à ce module. Son attache arrière n’est pas plus large qu’un trombone et peu sécurisante. Je préfèrerai le mettre dans ma poche fermée plutôt qu’à la ceinture, de peur de l’égarer.

La notice en français de 69 pages format A4 (que je conseille de lire avant utilisation), des films de protections plastiques et un chiffon de nettoyage pour l’écran sont également compris dans le package . Ne reste plus qu’à charger le tout et sortir poêler ! L’Equinox fonctionnant avec des batteries au Lithium. Un très bon point !

J’ai beau chercher, il y a bien les câbles de recharge USB avec connecteur magnétique mais pas la moindre trace de chargeur. La notice me le confirme rapidement, Minelab n’a pas jugé utile de mettre un chargeur dans le pack ! Misère ! C’est parti pour la chasse au chargeur dans toute la maison ! A choisir, j’aurai clairement préféré le chargeur à la place du chiffon !

Maintenant que mon appareil est chargé, je pars le tester sur le terrain. Une prairie à deux pas de la maison fera parfaitement l’affaire.

Une simple pression sur le bouton d’allumage situé sur la gauche de la plateforme et l’Equinox émet une petite mélodie tout en éclairant l’écran. Sa luminosité se règle très rapidement par trois niveaux : Fort, moyen et faible. Appréciable par tous les temps et sur tous les terrains.

Un des huit boutons sur la façade permet de sélectionner rapidement un des quatre modes enregistrés : Parc, champ, plage et or. Chaque mode proposant deux profils de recherche.

Ces modes sont représentatifs de la marque Minelab et de ses sols australiens. Il suffit de lire la notice pour réaliser que les lois en matière de détection entre nos deux pays ne sont pas identiques. Néanmoins, ces modes personnalisables conviennent parfaitement chez nous.

Les sept autres boutons restants sur la façade permettent de changer la fréquence (6 au choix : 5, 10, 15, 20, 40kHz ou Multifréquences IQ), d’activer le Pinpoint, de sélectionner rapidement le mode tous métaux, de valider ou annuler la commande en cours et d’accéder aux réglages des paramètres. Les paramètres permettent ainsi de régler l’élimination des interférences, les effets de sol, le réglage du volume, le seuil sonore, la tonalité de la cible et la réactivité (vitesse de récupération). Pour une compréhension encore plus aisée, la signification des paramètres est inscrite lisiblement sur la plateforme sous chaque icone sélectionné. Particulièrement appréciable pour les débutants et pour ne pas se perdre dans les réglages. Un profil utilisateur permet également de sauvegarder ses propres réglages.

Sur l’écran large et lumineux de 6cmx6cm apparait clairement l’indice de conductivité au centre de l’écran (de -9 à 40). Entre -9 et 0 pour les ferreux (discriminables en une seule touche) et entre 1 et 40 pour les autres cibles. Cet affichage numérique est complété par une échelle circulaire. Ainsi cinq régions sont distinguées, elles-mêmes décomposées en dix segments en fonction de leur conductivité. Numérotage à connaitre par cœur pour différencier les cibles sur le terrain.

Sont également affichés sur l’écran : Le niveau de profondeur, le niveau de sensibilité, le niveau de charge, le degré de luminosité de l’écran, l’affichage de la fréquence, l’affichage du Bluetooth du casque, le programme de détection sélectionné et le Multi-Notch ou discrimination. Tous les icones sont représentatifs et compréhensibles même pour les plus novices d’entre nous.

Sortie champ/prairie : Je choisis le mode « champ » et règle le programme en fonction du sol et de mes exigences. J’utilise le Multifréquence IQ pour ne rien laisser passer. Les petites et grandes cibles devraient être localisées. Je peux donc commencer à balayer la grande surface devant moi. L’appareil se comporte bien. Pas de tremblement dans la canne ni au niveau du disque. Aucun grésillement ni aucune latence entre mon casque et l’appareil. L’Equinox réagit parfaitement bien. L’intégralité du casque apporte un réel confort de détection.

Un premier son se fait entendre. L’indice affiché à l’écran ne m’est pas d’une grande aide… Je comprends à ce moment-là que j’aurai dû mémoriser les repères de conductivité expliquée dans la notice ! Une symbologie pour différencier la conductivité des cibles aurait été bien plus parlant. Les curseurs du Multi-Notch ne m’aident pas d’avantage. A vrai dire, ils sont presque illisibles à l’usage. Je creuse, on verra bien ! Au petit bonheur la chance… L’indice de profondeur m’indique trois icones sur une échelle de 1 à 5 (de 5cm à +20cm). J’enfonce ma pelle, décris un cercle et extrais une belle motte de terre. Je passe le disque au-dessus du trou. Le silence. Ma cible est dans la motte de terre. Le Pinpoint, facilement accessible à bout de pouce, m’aide à peaufiner mes recherches. Un bouton avec une belle patine verte apparait.

Je continue mes recherches. Je change de programmes au fur et à mesure de mon avancée. Les modes proposés sont facilement accessibles depuis la plateforme. Je teste le programme « terrain propre ». Tout de suite, j’entends plus de son dans mon casque. A mon grand désespoir, ce mode de recherche facilite les trouvailles en aluminium et les ferreux. En cas de doute sur la cible, ou indice vacillant, je peux activer le mode tous métaux. L’indice négatif me confirme alors la présence d’un ferreux. L’emplacement des cibles est précis mais l’Equinox manque un peu de réactivité. Je devrais pousser la vitesse de récupération au maximum pour diminuer cette défaillance.

Un son net et précis résonne dans mon casque. Je n’en avais pas encore entendu des comme ça depuis le début de la matinée. Je creuse avec énergie pour dégager une belle motte de terre. Par habitude, je dégaine mon propointer pour localiser précisément ma cible. Le pinpoint de l’Equinox me parait trop large et moins précis que mon MI-4. Une petite monnaie fait son apparition. Monnaie rincée, mais monnaie quand même ! Je la range dans ma poche et continue ma prospection. Je ne me fie presque pas à l’affichage de l’écran. Les indices affichés demandent une certaine compréhension.

Voilà déjà plus d’une heure que je détecte et le poids du détecteur commence à se faire sentir. L’appareil ne pèse qu’un kilo trois-cent-trente grammes (1.330 Kgs) avec le disque compris (1.060 Kgs pour le XP Déus version Full), ce qui reste correct, mais l’ensemble du poids est mal réparti et principalement concentré à l’avant. Accentuant ainsi l’inconfort du balayage.

Une fusaïole et une bague en bronze seront également extraites du sol. Le terrain n’est pas très riche. Pour me familiariser avec l’Equinox, je creuse systématiquement sur tous les sons rencontrés. Ainsi, je commence à cerner la signification des indices. L’appareil se laisse doucement apprivoiser. Bien évidemment, je sortirai également de nombreux ferreux à l’image de ce fer à cheval qui sonna terriblement bien.

Sortie bois : Pour cette sortie en forêt avec l’Equinox, je jongle entre les différents modes. En effet, aucun programme n’est prédéfini pour ce type de terrain. A tout à chacun de choisir le programme qui lui semble le mieux adapté. Pour ma part, j’utilise dans un premier temps, le mode « champ ». Par cette journée de novembre, la pluie s’est invitée à ma sortie. Peu importe, ma motivation est sans faille. Je slalome entre les arbres et balade mon disque sous les souches mortes. Pas d’interférences dans mon casque. L’Equinox réagit parfaitement bien. Un premier son m’interpelle. L’indice est faible, mais je sais qu’en forêt, les sons peuvent être différents qu’en prairie. Je creuse. Une petite perle bleue apparait. Perle reliée à un petit fil de métal. Avant de reboucher mon trou, je repasse le disque au-dessus de l’orifice. Un nouveau son. Une petite perle, identique à la première apparait. Je repasse le disque et de nouveau un son. Finalement, ce ne sera pas moins de cinq ou six éléments d’une ancienne boucle d’oreille que je retirerais du sol. Je continue mon avancée tout en baladant mon disque. Peu de son. Le casque très confortable est appréciable. Une sensation de zenitude m’envahit. Moment de calme stoppé par un son bien net. Un indice de vingt-trois, s’affiche à l’écran. Je dégage la mousse du sol avec mon pied et enfonce ma pelle dans le terreau naturel. Je réalise un cercle et bascule ma pelle. Les racines, bien présentes, empêchent timidement l’extraction. Une motte est retirée. Le son est toujours présent au fond du trou. Mécaniquement, j’allume mon MI-4 et localise la cible. Un dernier coup de pelle et elle apparait. Une monnaie bien jaune. Monnaie familière. Une vingt centimes d’euros… Je repasse le disque sur cette zone et un nouveau son résonne dans mon casque. Une deuxième pièce identique apparait.

L’Equinox est assez réactif et semble plus à l’aise dans cet environnement. Le disque, malgré sa taille trouve sa place dans les recoins de cette forêt. Quelques morceaux d’aluminium extraits du sol contribueront au nettoyage de ce poumon vert.

Un petit sentier se dessine devant moi. Je l’emprunte. Je balade mon disque tantôt à gauche, tantôt à droite. L’Equinox apprécie mon balayage lent. Au pied d’un houx, l’écran m’indique un nouvel indice. Il me faudra un léger coup de pelle pour retirer du sol une clé. Un mètre plus loin, la même clé sera également trouvée. Les deux clés étant probablement liées à une époque.

Il est temps pour moi de quitter les lieux. La pluie s’est intensifiée. C’est en retirant mon casque que j’en prends pleinement conscience. Les mousses isolantes de mon casque ont parfaitement jouées leur rôle. Un vrai barrage aux sons environnants.

Sortie plage : Le ciel est menaçant en ce début de matinée. J’ai choisi une petite plage assez proche de chez moi pour tester l’Equinox sur sable sec et mouillé. L’Equinox propose un mode de recherches pour la plage. Bien évidemment, je sélectionne un des deux profils programmés. Je commence mon balayage sur le sable sec. Au bout de quelques mètres, un premier son résonne dans mon casque. Un léger coup de pelle, un balayage dans le sable du bout des doigts, et elle apparait. Une cinquante centimes d’euros. Un jeu d’enfant ! En même temps, rien d’étonnant. Bon nombre de détecteur tolère parfaitement les recherches sur sable sec.

Sur sable mouillé, c’est tout de suite une autre histoire ! Et justement, je compte bien lui mettre la tête sous l’eau à cet Equinox ! Je n’ai que quelques mètres à faire pour arriver au bord de l’eau. Mes bottes s’enfoncent dans ce sable humide mêlé à un sol vaseux. Quoi dire ? Rien ! Aucun parasite, aucun grésillement dans mon casque ! L’appareil est parfaitement stable. Aucune perturbation ne vient me déranger. Le casque me coupe littéralement de l’extérieur. Un faible son m’interpelle. L’indice n’est pas très élevé mais je creuse tout de même. Sitôt ma pelle extrait-elle une pelletée de sable que l’eau s’y engouffre rapidement. Je repasse mon disque au-dessus du trou et creuse jusqu’à ne plus rien entendre dans mes oreilles. Inévitablement, la cible est déterrée. Ce sera une dix centimes d’euros attaquée par l’acidité du sol. Je continue d’avancer lorsqu’un son résonne à nouveau dans mon casque. Un coup de pelle et je vois un fil ensablé sortir du sol. Je le saisis et constate rapidement qu’il s’agit d’une chaine particulièrement oxydée. En le nettoyant avec mon pouce, je constate que la pellicule noirâtre disparait pour laisser place à une magnifique couleur argentée. La chaine est cassée au niveau du fermoir ; raison probable de sa perte dans ces eaux.

Un peu plus loin, nouvel indice, nouvel objet. Un pendentif astral en argent sort de l’eau. Possible qu’il fut un temps relié à la chaine trouvée précédemment. Suivront également quelques pièces d’euros, un autre pendentif argenté, un bracelet, deux barrettes à cheveux et une petite boucle d’oreille. Boucle d’oreille de quelques millimètres que l’Equinox a sus ciblé sans rechigner. Assez bluffant.

Plus surprenant en ces lieux, une ancienne pièce de cinq centimes Dupré, complètement oxydée mais néanmoins reconnaissable au profil de Marianne encore apparent sur une face. C’est simple, dès qu’une cible entre dans le rayon d’action de mon disque, l’Equinox réagit.

Chercher sur ce sable mouillé avec l’Equinox est tout simplement un jeu d’enfant ! Un vrai régal ! Rien ne semble pouvoir déranger l’Equinox dans ses recherches. L’appareil est clairement sur son terrain de jeu privilégié.

La matinée fut particulièrement intéressante. Non pas en trouvailles, encore que, mais principalement sur la vision des capacités de l’Equinox à la plage. Capacités qui prouvent la puissance indéniable de cet appareil.

Bilan :

Sur le plan esthétique, l’Equinox ne se distingue pas particulièrement de ses concurrents. Autant sa plateforme moderne avec son large écran épuré est appréciable, autant la canne basique et le fil enroulé autour viennent dénaturer l’ensemble. La taille du disque permet une grande surface de détection mais accentue son poids et modifie son centre de gravité.

Le casque est une pure réussite. Son design épuré, son adaptabilité et son confort contribuent allègrement à accentuer les capacités et la puissance de l’Equinox. Un vrai confort de détection et ce, malgré de nombreuses heures sur les oreilles.

Sur le plan technologique, l’interface est ludique et simple d’utilisation. Les réglages sont aisés, facilement accessibles et personnalisables. Tout est fait pour une utilisation rapide sur le terrain. Point pouvant intéresser les débutants comme les plus expérimentés.

Dans les champs, les prairies et les bois, l’Equinox se comporte correctement mais ne montre pas toutes ses capacités et manque même parfois de précision et de réactivité. Clairement, c’est sur la plage que l’Equinox est le plus à l’aise et dévoile son véritable atout.

L’Equinox a de beaux jours devant lui, je n’en doute pas. Mais dans cette gamme de prix, la concurrence est rude. Seule sa polyvalence fera la différence.

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https://www.pictavedetection.net/fr/436-minelab-equinox-800-978020137962.html

Bernard CIGOGNE

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